Resident Evil Requiem, neuvième épisode numéroté de la saga horrifique de Capcom, est enfin arrivé. Avant même sa sortie officielle, les critiques se sont multipliées et le verdict est globalement positif : le jeu affiche un score de 88/100 sur Metacritic, calculé sur la base de près d’une centaine d’avis de professionnels.
Deux protagonistes, deux ambiances radicalement différentes
Dirigé par Koshi Nakanishi, déjà à l’origine de Resident Evil 7 : Biohazard, Requiem s’articule autour de deux personnages jouables aux profils très distincts.
La première, Grace Ashcroft, est agente du FBI et fille d’Alyssa Ashcroft, la journaliste d’investigation de Resident Evil Outbreak. Encore traumatisée par l’assassinat brutal de sa mère, elle se retrouve malgré elle plongée dans un cauchemar lors d’une mission qui tourne mal.
Le second, Leon S. Kennedy, est une figure emblématique de la franchise. Désormais plus âgé et plus posé, il retourne dans les ruines de Raccoon City pour enquêter sur des rumeurs de survivants. Sa présence rassure autant qu’elle ravive la nostalgie des fans de la première heure.
Le jeu alterne entre une perspective à la première personne pour les séquences jouées par Grace, et une vue à la troisième personne pour les passages avec Leon. Cette dualité est au cœur des débats entre critiques : certains saluent la richesse de l’expérience, d’autres pointent une légère fracture narrative.
Ce que disent les grandes publications
Eurogamer
La publication britannique salue Requiem comme une célébration de la franchise en cette année de 30e anniversaire. Le critique Matt Wales évoque un jeu qui « emprunte au passé et le réinterprète », avec une structure de campagne qui rappelle Resident Evil 6, un système d’upgrade de Leon hérité du mode Mercenaires, et des puzzles d’une saveur délicieusement old-school. Le verdict : un cadeau adressé aux fans de longue date.
Game Informer
Wesley LeBlanc loue l’équilibre trouvé entre les deux récits. Les sections de Grace maintiennent une tension oppressante, sans jamais verser dans l’excès, tandis que Leon apporte le spectacle attendu : zombies armés de mortiers, courses-poursuites en moto, boss titanesques. Le critique aurait volontiers prolongé l’expérience de plusieurs heures supplémentaires, et souligne la générosité des contenus post-game.
GameSpot
Phil Hornshaw note le jeu 8/10 et confirme qu’il s’agit bien d’un « jeu à deux têtes » : d’un côté, une maison hantée gore et angoissante dans la lignée de RE7, de l’autre, une aventure d’action nerveuse rappelant Resident Evil 4. Il regrette néanmoins que Capcom ne prenne pas suffisamment de risques, préférant capitaliser sur ses succès passés plutôt qu’innover vraiment.
IGN
Tristan Ogilvie compare Requiem à une expérience de laboratoire réussie : deux souches d’horreur survival distinctes fusionnées en une seule mutation efficace. Il apprécie le retour de Leon et l’arrivée de Grace, salue la montée en puissance du gore et la qualité des combats de boss, mais regrette l’absence d’un mode annexe comme The Mercenaries et un certain déséquilibre dans le rythme entre la première et la seconde moitié du jeu.
Kotaku
Kenneth Shepard adopte un regard plus nuancé. Si les armes sont satisfaisantes à utiliser et que les frissons sont bien présents, il estime que Requiem manque de courage pour vraiment se projeter vers l’avenir. À 30 ans d’existence, la franchise aurait pu saisir l’occasion de se réinventer en profondeur. Le jeu reste ancré dans sa nostalgie, ce qui plaira aux inconditionnels mais laissera peut-être les autres sur leur faim.
Un épisode sérieux, émotionnel et généreux en hommages
Au-delà des débats sur la cohérence du gameplay, Resident Evil Requiem marque un tournant plus grave et plus introspectif dans la série. Le titre même, Requiem, soit une messe des morts, traduit une ambition narrative assumée : traiter des traumatismes, de la perte et de la résistance face à l’horreur, qu’elle soit surnaturelle ou bien réelle.
Les fans de la saga apprécieront les nombreux clins d’œil aux épisodes fondateurs, les mécaniques de jeu empruntées à différentes ères de la franchise, et la cohabitation entre un nouveau personnage attachant et une légende de la série. Pour les amateurs de jeux d’horreur en quête d’une expérience complète, Requiem semble tenir toutes ses promesses.
Pour ceux qui s’intéressent aux tendances de l’industrie du jeu vidéo, on notera que cette double approche narrative rappelle la manière dont l’open source révolutionne l’innovation dans de nombreux secteurs créatifs : en combinant plusieurs héritages pour construire quelque chose de neuf.
Conclusion
Resident Evil Requiem s’impose comme l’un des titres les plus attendus de 2026, et les critiques confirment qu’il tient la route. Avec un score Metacritic de 88, une direction artistique soignée, deux protagonistes complémentaires et une narration plus mûre que jamais, Capcom prouve que la franchise n’a pas dit son dernier mot. La dualité premier/troisième personne divise, mais la qualité d’ensemble convainc. Un incontournable pour les fans du genre.