Des robots livreurs en France : le gouvernement donne son feu vert

Des véhicules autonome de l'entreprise française TwinswHeel ©TwinswHeel
Des véhicules autonome de l'entreprise française TwinswHeel ©TwinswHeel
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Vendredi dernier, un texte publié dans le journal officiel par le ministère des Transports autorise la fabrication de véhicules de livraison, afin de réduire les coûts financiers et environnementaux de certaines étapes du processus. 

Un arrêté datant du 28 juillet dernier, publié vendredi dernier dans le Journal officiel par le ministère des Transports, intervient dans la législation sur les robots livreurs. Précisément, il définit un cahier des charges à remplir pour une homologation des modèles ensuite implantés sur le marché. L’objectif du futur déploiement de ces véhicules est la réduction des émissions polluantes et sonores, ainsi que l’amélioration de la fluidité des livraisons et de la qualité de vie en ville.

« Cette décision traduit notre ambition pour accélérer le déploiement des véhicules autonomes en France. […] Ces robots contribueront à construire une logistique urbaine plus propre, plus silencieuse et plus efficace, au bénéfice des collectivités, des entreprises et des citoyens. Notre responsabilité est de permettre l’innovation sans jamais transiger sur la sécurité. Cet arrêté en apporte une nouvelle démonstration. » explique Philippe Tabarot, ministre des Transports, dans le Journal officiel. 

Comment marchent ces transports automatisés ?

Étant destinés à la chaussée, ces véhicules doivent être de type L soit des tricycle ou des quadricycles. Ils sont aussi obligatoirement tout électriques et entièrement automatisés, sans besoin du soutien d’un humain quel qu’il soit. Naturellement, ce véhicule est conçu pour accueillir de la marchandise uniquement, donc pas d’humain à son bord. 

Si une commande manuelle y est installée, elle ne peut pas aller plus rapidement que 6 km/h. Aussi, sa taille ne doit pas excéder 4 m de long, 2 m de large et 2,5 m de haut sans contenir plus d’une tonne de marchandise. 

L’objectif économique de l’arrêté

Étant un véhicule de chaussée, plusieurs problèmes se posent successivement. D’abord, comment définir les zones de circulation de ces nouveaux véhicules. Ce sont les collectivités territoriales qui décideront des portions de territoire dans lequel ces engins pourront circuler. Enfin, est-ce que les routes sont prêtes à accueillir ces livreurs automatiques. 

Comme l’explique M. Tabarot, les infrastructures ne sont pas prêtes, mais l’étape qui vient d’être franchie n’avait pas pour but de commercialiser directement les premiers modèles. L’objectif était de donner un cadre sur lequel les entreprises (notamment françaises) peuvent travailler pour être les premiers acteurs à se positionner sur le marché.

En Europe, la France est la première à réaliser une telle avancée. D’autant plus que des tests grandeur nature ont déjà été effectués dans l’hexagone comme à Montpellier en 2019 avec un modèle de l’entreprise TwinswHeel. Selon le ministère, plus de 200 expérimentations « en matière de véhicules autonomes, toutes technologies, catégories de véhicules et architectures confondues » ont eu lieu depuis 2015.

Question fréquentes sur les les véhicules autonomes

Quand est sorti le premier véhicule autonome ?

Le premier véritable prototype de voiture autonome a été construit en 1977 par le laboratoire de robotique de Tsukuba au Japon.

Un véhicule autonome peut-il circuler en France ?

Oui, la conduite autonome est autorisée en France, mais uniquement jusqu’au niveau 3 (autonomie conditionnelle).

Ces véhicules autonomes existent ils dans l’agriculture ?

Oui, des tracteurs sans chauffeur, des porte-outils et des robots de désherbage ou de pulvérisation travaillent déjà dans les champs, les vignes et les vergers, guidés par GPS, caméras et intelligence artificielle.

Dans quels pays les véhicules complètement autonomes sont-ils autorisé ?

Il n’existe pas encore de véhicules au niveau 5 d’autonomie (complet sans conducteurs ni possibilité de conduite manuelle).

Quand TwinswHeel a mis au point son premier modèle de véhicule autonome ?

Son tout premier prototype de robot transporteur autonome est présenté officiellement au grand public au salon CES de Las Vegas en 2017.

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