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La crypto-monnaie de Facebook est une menace pour les banques centrales

Il semble que le ” co-fondateur ” de Facebook, Chris Hughes, n’est pas d’accord avec le projet Libra, la crypto du géant américain. Selon lui, cette monnaie virtuelle pourrait causer une menace pour les banques centrales. Une crainte déjà faite par le ministre de l’Economie et des Finances, Brune Le Maire.

La cryptomonnaie de Facebook devrait être lancée en 2020. Cette monnaie virtuelle devrait être utilisée comme moyen de paiement sur plusieurs plateformes et pourrait également être échangée simplement entre les utilisateurs.

Pour rappel, la monnaie virtuelle de Facebook a déjà suscité l’intérêt de plusieurs investisseurs, notamment Xiavier Niel, le fondateur d’Iliad, ou encore Booking.com, Spotify, Uber, Lyft, et bien plus encore. Le patron de Facebook veut réunir une centaine de gros investisseurs avant la fin de l’année 2019.

Libra peut représenter un risque

Le projet Libra a fait couler beaucoup d’encre et suscite plusieurs craintes. Dans une tribune publiée par le Financial Times, Chris Hughes s’est exprimé pour justifier ses craintes. « Si les autorités de régulation dans le monde n’agissent pas maintenant, il pourrait très rapidement être trop tard », précise le “co-fondateur” du réseau social.

Selon lui, la monnaie virtuelle de Facebook représente une menace pour les banques centrales. De plus, il ajoute que les entreprises qui composent la Libra Networks, l’organise en charge de la gestion de la crypto, vont vouloir privilégier leur intérêts privés à l’intérêt public.

Il y a quelques jours seulement, Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie et des Finances français, s’est exprimé au micro d’Europe 1. Il refuse que la cryto-monnaie de Facebook soit souveraine et critique que Libra constitue une réserve de devises et vienne concurrencer les monnaies émises par les banques centrales. Il indique aussi qu’il a déjà saisi les gouverneurs des banques centrales des pays membres du G7 pour qu’ils imposent des limites à Libra.

A noter que Libra serait une monnaie virtuelle moins risquée, puisqu’elle ne devrait pas souffrir de volatilité. Elle serait indexée sur des devises de confiance, comprenant l’euro, le dollar et le yen.

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